Réveillés vers 6 h 30, nous prenons notre petit déjeuner puis buvons notre orange pressée au bord de la "piscine" (plutôt une grande pataugeoire à l'eau verdâtre!). Il fait un temps magnifique.
Nous parvenons à accéder aux ordinateurs et à envoyer un mail en France.
La veille au soir, nous avions demandé au veilleur de nuit de nous réserver un taxi : le chauffeur nous attend en bas des marches du Backpacker et nous conduit à l'aéroport en 30 minutes.
9 h 20 : nous décollons avec 10 minutes d’avance (!) pour BAHIA DRAKE (Corcovado). Coût du billet d’avion aller simple : 77 $ par personne avec la Compagnie Aérienne nationale SANSA. L’avion à hélices est tout petit (Seulement le pilote et le copilote, qui passent nous aider à attacher nos ceintures, et 11 passagers !) et n’est pourvu que d’un seul et unique moteur.
Voler avec ce genre de petit appareil est impressionnant : Tonio n’est pas très rassuré, d’autant qu’il y a de nombreux trous d’air, et ma voisine passe tout le voyage à pleurer... Mais aucune cloison ne séparant le cockpit des passagers, je peux observer librement les pilotes ; je suis sereine car ils ne cessent de rigoler !40 minutes de vol au-dessus des montagnes puis le long de la côte Pacifique : c’est véritablement splendide.
Atterrissage sur une minuscule piste en terre. Au bout: la mer, bleue marine… L’aéroport de BAHIA DRAKE se résume à cette piste et une cabane en bois en guise de salle d’attente !
Il fait très chaud ; chaleur humide mais petite bise agréable.
Un homme se précipite pour prendre nos sacs à dos et les mettre sur le toit de son 4 x 4, avec les valises des autres touristes qui étaient dans l’avion. Ne sachant pas comment quitter cet endroit perdu en pleine nature, nous décidons de laisser faire et de suivre sans poser de questions : nous semblons ne pas avoir trop le choix car ici, inutile de compter sur un bus ou un taxi !
Nous partons sur une piste défoncée, traversons des rivières et... arrivons après 3/4 h sur une plage où des bateaux attendent les touristes pour les emmener dans des hôtels plus ou moins luxueux (ici, la nuit coûte en moyenne 100 à 150 $ par personne !).
Nous tentons d’expliquer à notre chauffeur (un jeune type très sympa) que nous recherchons l’hôtel « X » (je ne me souviens plus du nom !) à 30 $ la nuit par personne. Il ne semble pas connaître mais propose d’appeler avec son portable mais personne ne répond (?!). Nous sommes toutefois un peu surpris que ce lieu lui soit inconnu, ce village semble si petit… IL téléphone ensuite à un autre lodge et négocie pour nous la nuit à 45$ par personne, les 3 repas inclus (à priori, c’est toujours le cas dans cette région de CORCOVADO).
Le chauffeur nous dépose sur le bord de la piste où un petit papy en bottes, Mario, nous attend. Il nous accompagne jusqu’au « RANCHO CORCOVADO LODGE », situé au bord de la plage, tout en bas d’un sentier boueux (explication de la nécessité des bottes en caoutchouc !).
Ici, c’est vraiment le bout du monde !
Mario est adorable. Il nous fait grimper (et ça grimpe dur, c’est clair !) jusqu’à notre chambre : vue imprenable sur la baie et les palmiers ! C’est Génial !
Nous négocions la chambre à 35$ par personne sans le déjeuner : il semble que ce soit un bon prix ici ( ?)… Heureusement, ils acceptent les travellers en dollars car ici, il n’y a ni banque, ni distributeurs !
Nous réservons auprès de Mario une journée sur l’ISLA DEL CANO pour y faire du snorkeling = 70$ soit environ 60 € par personne (2 explorations + pique nique + visite guidée de l’île).
Partons visiter le petit village où nous achetons au « dépanneur » (et seul magasin du coin !) 2 concombres, 2 bananes et 2 bières pour un pique-nique sur la plage. Nous partons ensuite explorer les environs et tentons une baignade au bout de la plage de BAHIA DRAKE mais l’eau, bien que chaude, n’est pas très claire… Nous rencontrons sur le sable une famille de singes capucins qui mangent les fruits rouges des palmiers : trop mignons !
Au retour, 3 aras viennent nous saluer (ils seraient en voie de disparition paraît-il) : de pures merveilles mais quelle voix !!! « Jaco ! Jaco ! ».
Nous restons un long moment à observer un jeune pêcheur qui, dans l'eau jusqu'à la ceinture, attrape dans un premier temps des petits poissons avec un filet, lesquels lui servent ensuite d'appât pour prendre de plus gros poissons à la ligne.
17h30 : c’est la tombée du jour : des dizaines de couples de perruches vertes se mettent à chanter et voler au-dessus du village. Une véritable cacophonie ! Nous les observerons chaque soir pendant notre séjour à BAHIA DRAKE.
Bière-apéro sur la terrasse de notre chambre, face au soleil couchant (lumières roses+++).
18h30 : Mario vient nous chercher. Le dîner, préparé par son épouse Maria (et oui ! Ça ne s’invente pas !), est délicieux : poisson, frites, riz et crudités !
Quand nous remontons nous coucher, nous trouvons Mario en train de veiller sur notre chambre. Il nous explique qu’il souhaite surveiller nos affaires car, hélas, certains voleurs rodent parfois dans cette région ; or lui souhaite que nous gardions un « merveilleux souvenir de son pays le Costa Rica » ! Il compte sur nous, dit-il, pour "promouvoir sa région" et nous explique qu'ils "prennent beaucoup de plaisir, lui, sa femme et ses enfants, à nous voir prendre du plaisir" ! Nous finissons la soirée à discuter longuement en espagnol, sur la terrasse : son pays, l'éducation, la nature, le tourisme...



... Le raccoon
Le singe capucin




, visitons l’atelier d’un artisan sculpteur… Au retour, alors que la pluie tombe de plus en plus fort, une femme sort de sa maison pour nous proposer de nous abriter sous son porche.






