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Le quetzal dans son nid

(le couple couve à tour de rôle)

 

Le pizote

à ne pas confondre avec...

 

   ... Le raccoon

Des amours de peluche !

 

   Le singe capucin

Troublantes ressemblances avec les humains...

 

Une grenouille

"T'as d'beaux yeux, tu sais ?" 

 

Le colibri

Minuscule mais éblouïssant !

 

Le lézard "Jésus-Christ"

qui sait marcher sur l'eau

 

L'étincelant  Blue Morpho

 

Mr et Mme Perruche

réellement inséparables

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Lundi 29 novembre 2004
Lundi 29 novembre 2004

Réveillés vers 6 h 30, nous prenons notre petit déjeuner puis buvons notre orange pressée au bord de la "piscine" (plutôt une grande pataugeoire à l'eau verdâtre!). Il fait un temps magnifique.
Nous parvenons à accéder aux ordinateurs et à envoyer un mail en France.

 
La veille au soir, nous avions demandé au veilleur de nuit de nous réserver un taxi : le chauffeur nous attend en bas des marches du Backpacker et nous conduit à l'aéroport en 30 minutes.

9 h 20 : nous décollons avec 10 minutes d’avance (!) pour BAHIA DRAKE (Corcovado). Coût du billet d’avion aller simple : 77 $ par personne avec la Compagnie Aérienne nationale SANSA. L’avion à hélices est tout petit (Seulement le pilote et le copilote, qui passent nous aider à attacher nos ceintures, et 11 passagers !) et n’est pourvu que d’un seul et unique moteur.

Voler avec ce genre de petit appareil est impressionnant : Tonio n’est pas très rassuré, d’autant qu’il y a de nombreux trous d’air, et ma voisine passe tout le voyage à pleurer... Mais aucune cloison ne séparant le cockpit des passagers, je peux observer librement les pilotes ; je suis sereine car ils ne cessent de rigoler !

40 minutes de vol au-dessus des montagnes puis le long de la côte Pacifique : c’est véritablement splendide.

Atterrissage sur une minuscule piste en terre. Au bout: la mer, bleue marine… L’aéroport de BAHIA DRAKE se résume à cette piste et une cabane en bois en guise de salle d’attente !


Il fait très chaud ; chaleur humide mais petite bise agréable.

Un homme se précipite pour prendre nos sacs à dos et les mettre sur le toit de son 4 x 4, avec les valises des autres touristes qui étaient dans l’avion. Ne sachant pas comment quitter cet endroit perdu en pleine nature, nous décidons de laisser faire et de suivre sans poser de questions : nous semblons ne pas avoir trop le choix car ici, inutile de compter sur un bus ou un taxi !

Nous partons sur une piste défoncée, traversons des rivières et... arrivons après 3/4 h sur une plage où des bateaux attendent les touristes pour les emmener dans des hôtels plus ou moins luxueux (ici, la nuit coûte en moyenne 100 à 150 $ par personne !).

Nous tentons d’expliquer à notre chauffeur (un jeune type très sympa) que nous recherchons l’hôtel « X » (je ne me souviens plus du nom !) à 30 $ la nuit par personne. Il ne semble pas connaître mais propose d’appeler avec son portable mais personne ne répond (?!). Nous sommes toutefois un peu surpris que ce lieu lui soit inconnu, ce village semble si petit… IL téléphone ensuite à un autre lodge et négocie pour nous la nuit à 45$ par personne, les 3 repas inclus (à priori, c’est toujours le cas dans cette région de CORCOVADO).

Le chauffeur nous dépose sur le bord de la piste où un petit papy en bottes, Mario, nous attend. Il nous accompagne jusqu’au « RANCHO CORCOVADO LODGE », situé au bord de la plage, tout en bas d’un sentier boueux (explication de la nécessité des bottes en caoutchouc !).

Ici, c’est vraiment le bout du monde !

Mario est adorable. Il nous fait grimper (et ça grimpe dur, c’est clair !) jusqu’à notre chambre : vue imprenable sur la baie et les palmiers ! C’est Génial !














Nous négocions la chambre à 35$ par personne sans le déjeuner : il semble que ce soit un bon prix ici ( ?)… Heureusement, ils acceptent les travellers en dollars car ici, il n’y a ni banque, ni distributeurs !

Nous réservons auprès de Mario une journée sur l’ISLA DEL CANO pour y faire du snorkeling = 70$ soit environ 60 € par personne (2 explorations + pique nique + visite guidée de l’île).

Partons visiter le petit village où nous achetons au « dépanneur » (et seul magasin du coin !) 2 concombres, 2 bananes et 2 bières pour un pique-nique sur la plage. Nous partons ensuite explorer les environs et tentons une baignade au bout de la plage de BAHIA DRAKE mais l’eau, bien que chaude, n’est pas très claire… Nous rencontrons sur le sable une famille de singes capucins qui mangent les fruits rouges des palmiers : trop mignons !


Au retour, 3 aras viennent nous saluer (ils seraient en voie de disparition paraît-il) : de pures merveilles mais quelle voix !!! « Jaco ! Jaco ! ».

Nous restons un long moment à observer un jeune pêcheur qui, dans l'eau jusqu'à la ceinture, attrape dans un premier temps des petits poissons avec un filet, lesquels lui servent ensuite d'appât pour prendre de plus gros poissons à la ligne.

17h30 : c’est la tombée du jour : des dizaines de couples de perruches vertes se mettent à chanter et voler au-dessus du village. Une véritable cacophonie ! Nous les observerons chaque soir pendant notre séjour à BAHIA DRAKE.

Bière-apéro sur la terrasse de notre chambre, face au soleil couchant (lumières roses+++).

18h30 : Mario vient nous chercher. Le dîner, préparé par son épouse Maria (et oui ! Ça ne s’invente pas !), est délicieux : poisson, frites, riz et crudités !

Quand nous remontons nous coucher, nous trouvons Mario en train de veiller sur notre chambre. Il nous explique qu’il souhaite surveiller nos affaires car, hélas, certains voleurs rodent parfois dans cette région ; or lui souhaite que nous gardions un « merveilleux souvenir de son pays le Costa Rica » ! Il compte sur nous, dit-il, pour "promouvoir sa région" et nous explique qu'ils "prennent beaucoup de plaisir, lui, sa femme et ses enfants, à nous voir prendre du plaisir" ! Nous finissons la soirée à discuter longuement en espagnol, sur la terrasse : son pays, l'éducation, la nature, le tourisme...



 

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Vendredi 26 novembre 2004

Vendredi 26 novembre 2004

Réveillés vers 5 heures, nous bouquinons au lit en buvant un café. Nous observons longuement un écureuil sur le bananier près de notre fenêtre de chambre et les oiseaux dans le jardin de l’hôtel. Nous prenons un copieux petit-déjeuner sur la terrasse couverte (jus de fruits frais, omelette, jambon, fromages, pains de toutes sortes… servis à volonté) dans un décor tropical et en compagnie de colibris.

 

Vers 8 h, nous prenons un taxi pour la station des bus qui montent vers le Nord (Autotransportes San José – San Carlos) où nous achetons deux allers simples pour LA FORTUNA de SAN CARLOS, ville située à 6 km du Volcan ARENAL (1330 c, soit un peu moins de 3 €, l'aller simple par personne. Départ à 9 h - Arrivée vers 13 h 30. Le trajet n’est pas trop pénible (nous avons la chance de partir du terminal et donc d’avoir des places assises) mais il faut être très vigilant car il y a de nombreux pickpockets dans les bus costariciens. Pour preuve, une jeune touriste hollandaise se fait voler son appareil photo pendant le voyage (il faut dire qu’elle l’avait laissé sans aucune surveillance dans le coffre à bagage situé au-dessus des sièges : certes le Costa Rica est un pays cool mais les habitants, si charmants soient-ils, restent avant tout des êtres humains !). Un jeune homme resté debout dans l’allée (le bus est bondé dès les premiers kilomètres) en profite pour faire glisser discrètement l’appareil du sac de la fille jusqu’au sien qu'il a posé juste à côté. Ni vu, ni connu et hop ! Il disparaît quelques arrêts plus loin… Nous apprendrons plus tard que certaines personnes profitent même des arrêts les plus longs pour récupérer les sacs rangés dans la soute du bus.

Arrivés à LA FORTUNA,

nous sommes à peine descendus du bus qu’un adolescent se « jette » sur nous pour nous proposer une chambre dans l’hôtel tenu par ses parents. Quel hasard extraordinaire : c’est justement l'hôtel que nous avions préalablement repéré sur Internet ! Nous le suivons donc jusqu’aux « Buena Vista Cabinas ». Ce minuscule établissement (3 chambres) est sobre mais propre avec toilettes et salle de bain privées. La nuit coûte 9 $ par personne, petit-déjeuner inclus car nous sommes en basse saison (soit environ 15 € pour 2). Notre chambre est située au premier étage et nous sommes sensés voir le Volcan ARENAL de notre balcon. Hélas, les nuages sont très bas et pour le moment, nous ne faisons que deviner sa présence (Il paraît d'ailleurs que l’ ARENAL aurait quasi constamment la tête dans les nuages ?...). Mais nous espérons toutefois que le ciel se dégagera d’ici la fin de la journée ; si tel est le cas, nous serons aux premières loges pour assister au fameux « spectacle pyrotechnique » dont se vante la ville. Le patron de l’hôtel nous propose une excursion pour aller se baigner dans des piscines d’eau chaude, au pied du volcan. Mais ce type "d'attraction" pour touristes ne nous attire absolument pas : c’est cher et nous n’avons guère envie de patauger avec les américains !

Les quelques rayons de soleil qui parviennent à traverser les nuages rendent l’atmosphère très lourde. Nous achetons deux avocats, du coca et allons pique-niquer sur la place centrale, près de la petite église blanche.

Vers 15 h, nous partons à pieds découvrir les environs et la Cascade « Catarate ». Mais là, nous faisons très fort : malgré le temps extrêmement couvert, nous partons sans poncho de pluie (Tonio a parié qu’il ne sortirait pas son poncho de tout le voyage ! Or dans cette partie du Costa Rica, ça risque de pas toujours être facile !) ni produit anti-moustiques… et nous revenons donc trempés et couverts de piqûres !!! De vrais mômes ! Néanmoins, nous faisons une superbe ballade de 2 heures sur une jolie petite route de campagne, impressionnés par la présence de ce volcan dont on aperçoit la silhouette au loin. Nous voyons des tas de petits oiseaux multicolores , visitons l’atelier d’un artisan sculpteur… Au retour, alors que la pluie tombe de plus en plus fort, une femme sort de sa maison pour nous proposer de nous abriter sous son porche.

Arrivés aux portes de la ville, nous découvrons un petit bar sympa (déco en bois et bambou, chouette musique et patron très gentil). Nous aimerions revenir le soir pour manger mais cet établissement est un peu excentré et les prix sont assez élevés. Nous dînerons donc au Restaurant « NENE’S » (délicieuses spécialités de fruits de mer), caché au fond d’une ruelle de Fortuna, où le serveur nous propose un « Sex on Volcano », cocktail à base de Tequila, rhum et malibu : ça décoiffe !!!

21 heures : Les nuages sont bel et bien installés pour la nuit et il n’y a désormais plus aucun espoir d’observer la lave couler le long du volcan ; demain peut-être ?…

Ce que nous aurions aimé voir !!!

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