Jeudi 25 novembre 2004
Réveillés dès 4 h du matin par le va et vient des touristes (Ici, pas de grasse matinée ! Mais il est vrai que pour profiter pleinement des paysages et de la nature, mieux vaut vivre avec le soleil), nous nous levons à 6 heures après avoir bu un petit café au lit (thermos de café en libre service dans le couloir). Puis nous nous préparons pour cette fameuse journée rafting sur le fleuve Sarapiqui (au Nord-Est du pays). Le sac à dos de Tonio devant être livré dans la journée, je lui prête un short et un tee-short (sinon, c’est pantalon bleu marine à pinces et chemise : pas top pour faire ce genre de sport !). Le pauvre chéri, il est tout boudiné et se demande s’il tiendra la journée. « C’est désagréable d’être déguisé en nana ! » : nous sommes éclatés de rire !!!
7 heures : deux organisateurs de « Aguas Bravas » www.aguas-bravas.co.cr viennent nous chercher en mini-bus à l’hôtel. Le trajet jusqu’au point de départ dure environ 3 heures mais nous faisons une pause café dans un bar (attention : la consommation n’est pas comprise dans le prix !) qui surplombe une plantation de café (point de vue magnifique) puis un arrêt pour le petit déjeuner. Nous optons pour la formule costaricienne : haricots rouges, riz, omelette, fromage et jus de fraise frais (ça tient au corps !). Nous nous arrêtons également près d’une superbe cascade et regrettons de ne pas avoir pris notre appareil photo…
Nous atteignons le Fleuve Sarapiqui vers 10h30. Un autre minibus avec des touristes et d’autres moniteurs nous y rejoint un peu plus tard. Nous sommes 27 au total pour 4 embarcations. Nous enfilons les gilets de sauvetage et les casques et l’un des guides nous enseigne les rudiments nécessaires : comment pagayer, comment suivre les consignes (« forward », « backborrow »…), comment faire si on tombe à l’eau, etc… J’ai peur de ne pas être à la hauteur et commence même à regretter d’être venue !
Nous embarquons et je suis très vite rassurée : nous sommes 7 par raft et je suis placée au milieu ; je me contente de faire comme les autres ! Tonio en revanche est assis à l’avant et voit arriver les rochers à toute vitesse ! Mais la descente est un pur régal ; on hurle, on pleure, on rit ; c’est grisant ; c’est génial ; on en redemande encore !!!
Marlo notre guide est un véritable pro. Il s’amuse à nous faire peur et à nous éclabousser tant qu’il peut. Les paysages sont splendides. Il n’y a pas un bruit. Et que d’oiseaux : vols de toucans, hérons de toutes sortes (bleu, tigré, royal), kingfisher, perroquets… Nous faisons plusieurs pauses (on se baigne tout habillés) dont un arrêt fraîcheur : pendant que nous nous amusons à sauter du bord, les organisateurs retournent un raft pour en faire une table et nous préparent des tonnes de morceaux d’ananas, de pastèques et de bananes.
Neuf miles plus bas, c’est déjà fini… Snif ! Nous débarquons près de leur centre de rafting. Il est 13 h environ. Prévoyants, les touristes ont bien évidemment apporté une tenue de rechange. Tonio et moi n’avons pris ni vêtements secs, ni draps de bain : nous tentons d’essorer un peu nos tee-shirts car nous sommes trempées de la tête aux pieds ! Qu’importe, on s’en est mis plein les yeux et on est aux anges ! Un déjeuner nous est servi sur de grandes tables en bois, vue sur la forêt. Nous découvrons le « casado » (riz, haricots rouges, poulet frit, salade et banane grillée) et buvons des litres de jus de fraise.
Club Aguas Bravas : Point de chute de la balade
De retour à notre hôtel vers 16 h, le réceptionniste nous apprend que le sac à dos de Tonio n’a pas encore été livré mais que la Compagnie « TACO » nous a téléphoné dans la matinée. Nous les rappelons aussitôt et apprenons que le fameux sac est bel et bien arrivé à San José (Ouf ! C’est déjà ça !) mais qu’il est « séquestré » par Air France : ils ne peuvent donc pas nous le livrer à l’hôtel et nous sommes obligés d’aller le chercher à l’aéroport ! Nous sommes en colère après AF mais bon, de toute façon, nous n’avons pas le choix alors… Douche bien méritée, vêtements secs tant attendus (Tonio retrouve son pantalon avec plaisir !) et taxi direction aéroport. Nous avons la chance de trouver un chauffeur très sympa qui nous propose de patienter à l’aéroport pour nous ramener ensuite directement à notre hôtel. Nous lui demandons une facture (25 $ l’aller-retour) afin de se faire rembourser par AF lorsque nous rentrerons en France. Ce cher homme a une conduite digne du film « taxi » : à une moyenne de 100 km/h dans les ruelles comme sur les 4 voies, il n’hésite pas à doubler à droite pour gagner du temps ! J’ai la trouille… Vingt minutes plus tard, nous sommes à l’aéroport et il en est très fier !!! Mis au courant de notre problème durant le trajet, il nous sert d’interprète auprès d’un des vigiles en faction à la porte d’entrée. Ce dernier s’empare du document remis par le service litiges bagages AF de Miami, nous prie de patienter et disparaît dans l’aéroport. Il revient ¼ h plus tard accompagné d’un autre gardien auquel nous devons à nouveau tout ré expliquer. Après de longues discussions, il finit par accepter de laisser Tonio entrer dans l’aéroport. Je patiente dehors avec notre chauffeur de taxi pendant plus d’une ½ h. Tonio finit par réapparaître (après avoir été contraint de repasser la douane) avec… le fameux sac à dos tant espéré ! Sur la route du retour, notre chauffeur fait quelques détours pour nous montrer les principaux monuments de San José by night. Il est fier de nous parler de son pays et en particulier de la totale prise en charge des soins par l’Etat. Nous discutons encore un bon moment devant notre hôtel et lui offrons quelques échantillons de parfums : ce petit présent le rend fou de joie !
Ouf ! Tonio peut enfin se changer (heum, après 2 jours, c’est pas du luxe !). Cette journée « sportive » nous a épuisés tous les deux. Nous dînons au Soda Isabel (encore ?!) et nous écroulons de sommeil vers 21 h.



... Le raccoon
Le singe capucin










