Vendredi 3 décembre 2004
Réveil à 5 heures. Petit déjeuner à la station des « Collectivo » puis départ vers 6 h en collectivo pour CARATE, petit lieu-dit et terminus des taxis, porte d’entrée du Parc CORCOVADO pour rejoindre à pieds LA LLEONA puis SIRENA.
Notre collectivo est un 4 x 4 pick-up sur lequel le chauffeur a rajouté un caisson en bois avec 2 bancs. 8 à 10 personnes peuvent ainsi être transportées. Tonio et moi avons la chance d’être placés tout à l’arrière ce qui nous permettra de voir les magnifiques paysages. Heureusement, car le trajet dure plus de 2 heures et la piste est tellement défoncée que notre dos en prend encore un sacré coup ! Nous traversons des rivières plus ou moins hautes : c’est assez folklorique mais nous sommes rassurés car le chauffeur, lui, ne semble absolument pas inquiet ! Nous faisons une halte dans la forêt et en profitons pour admirer plusieurs couples d’aras.
Vers 8 h 30, nous nous apprêtons à pénétrer dans le Parc. Nous nous sommes préalablement aspergés de produit anti-moustiques (corps et vêtements) car il paraît que ces insectes sont nombreux et virulents dans le coin ! En fait, nous n’en verrons pas l’ombre d’un seul mais il faut dire que le produit pue tellement que nous en sommes nous-mêmes gênés : les bestioles sont probablement parties ailleurs !!!
Nous entamons ¾ h de marche sur le sable de la plage, immense et superbe, digne d’une carte postale. Nous sommes en plein soleil et dégoulinons de partout ! Surtout Tonio avec le sac à dos du pique-nique qui pèse au moins 10 kgs !
A LA LLEONA, nous acquittons la taxe d’entrée : 8$ / personne (environ 6 €). La gardienne du Parc nous annonce environ ½ h de marche jusqu’à la rivière MADRIGAL puis encore 1 h ½ de marche jusqu’à la plage suivante. Le chemin est moins difficile qu’à BAHIA DRAKE car plus plat et très ombragé. Nous décidons néanmoins de nous arrêter vers 11h30 pour prendre le temps de manger, de nous baigner dans les rouleaux et de nous reposer avant de faire ½ tour : ça fait tout de même 3 heures que nous marchons et il est préférable de garder des forces pour ne pas rater le collectivo du retour ! Nous dévorons avocat, ananas et pastèque : Heum ! Pas facile à préparer ce genre de pique-nique dans le sable et avec un minuscule couteau !
Vers 13 h, nous prenons le chemin du retour. Les derniers ¾ h sur la plage nous semblent encore plus pénibles qu’à l’aller : je termine la randonnée en maillot de bain, les pieds dans l’eau (la mer est si chaude…) et nous faisons 3-4 pauses pour jouer dans les vagues !
Au cours de cette délicieuse journée, nous aurons eu la chance de rencontrer : une douzaine d’aras (toujours en couple, ils aiment s’éplucher et se bécoter à la cime des arbres), une grande famille de pizotes qui se déplacent à la queue leu leu avec leurs petits bébés qui courent pour suivre le rythme, un singe capucin, 3 singes araignée faisant la sieste dans un arbre au-dessus du chemin, des sortes de faisans, des zopilotes, de nombreux pélicans, un immense héron, des petits rapaces blancs posés sur le sable, des papillons morpho (bleus !)… On en a plein les yeux !!!
16 h : nous sommes à l’heure pour attraper le collectivo de CARATE mais il est déjà plein ! Nous sommes donc obligés d’attendre le suivant. Il n’arrivera que ¾ h plus tard. Tonio est inquiet : pourvu que le chauffeur ne nous oublie pas ici !!!
Retour sous le soleil couchant : couleurs et paysages de toute beauté. Puis c’est la nuit noire et nous assistons à un superbe « feu d’artifice » grâce aux centaines de lucioles qui brillent dans les champs : c’est extraordinaire, vraiment !
Nous atteignons PUERTO-JIMENEZ vers 18h30 : nous sommes lessivés et cramés !!! La douche et la bière fraîche sont les bienvenues !
Nous passons une super soirée dans un restaurant mexicain : joli décor, repas succulent et serveuses adorables. Les fajitas sont tellement copieuses que nous ne parvenons pas à finir nos assiettes ! Le tout pour 8500 colonnes, soit moins de 12 € pour deux.
Nous nous écroulons dans notre lit vers 21 h.



... Le raccoon
Le singe capucin




7 h 15 : leurs deux fils, le « Capitaine » (qui nous a conduit à Cano hier) et le « businessman » (qui gère les réservations et les entrées d'argent de la casa !) nous emmènent en bateau jusqu'à SIERPE.






